LA LIBERTE

Sujets problématisés
et suggestions de plans (parmi d'autres possibilités)

 

Être libre, est-ce agir spontanément ?

Voir l'exemple d'analyse des termes de ce sujet.

Reformulation : être libre, et non pas seulement le paraître, est-ce agir spontanément, c'est-à-dire, sans aucune passivité, faire immédiatement et sans contrainte ce que notre nature nous pousse à faire ?

Problématique : être libre, est-ce faire sans réfléchir tout ce à quoi nous pousse notre nature, indépendamment de toute contrainte, ou bien n'est-ce pas plutôt agir selon un choix réfléchi et donc vraiment volontaire ? La volonté libre n'est-elle pas en effet celle qui peut refuser les tendances involontaires ? Être libre, finalement, n'est-ce pas acquérir la capacité d'obéir spontanément à sa propre volonté ?

Plan :

1. Oui, être libre, c'est agir spontanément.

Argument principal : c'est agir de soi-même, sans être incité ni contraint par autrui. Et "nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité tout entière" (Bergson : voir le texte).

2. Mais la spontanéité peut être une illusion de liberté.

Argument principal : on a conscience de ses actes, mais pas de leurs causes véritables (Spinoza : voir le cours). On peut ici utiliser le cours sur l'inconscient)

3. Finalement, être libre, c'est suivre spontanément sa propre volonté.

Argument principal : la liberté véritable suppose la réflexion préalable (raison) et la maîtrise sur soi (volonté), la spontanéité ne caractérisant que l'exécution de la décision.

 

Obéir, est-ce n'être plus libre ?

Reformulation : obéir, c'est-à-dire se soumettre à la volonté d'autrui, est-ce perdre sa liberté ?

Problématique : obéir, est-ce nécessairement perdre sa liberté, y renoncer, ou bien est-ce être compatible avec le maintien de notre liberté ? Mais la liberté véritable est-elle vraiment l'absence d'obéissance ? Être libre, n'est-ce pas toujours obéir à la loi que l'on reconnaît comme légitime ?

Plan :

1. L'obéissance à la volonté d'autrui semble être le renoncement à sa propre liberté (hétéronomie).

Argument principal : soumettre sa volonté à une loi étrangère, soit par contrainte extérieure, soit par renoncement propre (La Boétie, la "servitude volontaire" ; l'aliénation comme réponse à l'angoisse de la liberté).

2. Mais l'obéissance véritable présuppose la liberté (Rousseau).

Argument principal : obéir n'est par servir ni être contraint : obéir suppose la liberté de désobéir, et donc implique l'obligation (Rousseau, Contrat social, I, 3). De plus, la liberté est inaliénable.

3. Obéir, c'est être libre quand l'autorité est légitime.

Argument principal : obéir pour devenir libre (l'enfant face au maître), ou obéir à la loi que l'on s'est donnée (le sujet face à la loi morale ; le citoyen face à la loi civile juste): l'autonomie. "L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté" (Rousseau).

 

Sommaire de ce dossier

L'essentiel
De la liberté politique à la liberté intérieure
Du libre arbitre à la libre nécessité

Citations
Sujets problématisés
Extraits de textes